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Blog personnel d'un sysadmin, tendance hacker

Revue de presse du 19 mars 2015 à propos de la "loi sur le renseignement"

L’actualité du moment, c’est sans doute la future « loi renseignement » qui pointe le bout de son nez. Au delà de la réaction épidermique, il est nécessaire de prendre du recul et d’y réfléchir sereinement.

Ces liens sont là pour ça. Les lire au calme et prendre le temps de la réflexion est impératif, pour saisir tous les enjeux liés à ce projet.

Les liens sont classé par source. À tout seigneur tout honneur, je commence (arbitrairement) par les sites « hacktivistes » pour terminer par les médias plus classiques. Je n’ai, volontairement, pas ajouté les articles en paywall, pour des raisons que vous comprendrez aisément.
Cette liste n’a aucune prétention à l’exhaustivité. Je n’y ai mis que les liens vers les articles que j’ai lu. En revanche, chacun des articles fait référence à d’autres articles sur le sujet que je vous engage vivement à consulter.

Le texte du projet de loi est ici: Découvrez le texte définitif du « Patriot Act » à la française

Bonne lecture (et ne vous pendez pas trop vite).

La Quadrature du Net

Renseignement : désastreuse dérive du gouvernement Valls sur la surveillance!
Paris, le 17 mars 2015 — Les informations concernant le projet de loi sur le renseignement diffusées via Le Figaro aujourd’hui, avant sa présentation en Conseil des ministres jeudi 19 mars, confirment les inquiétudes déjà exprimées. Alors que la loi sur le renseignement était annoncée comme une grande loi permettant de protéger les droits fondamentaux, l’instrumentalisation sécuritaire des événements meurtriers de janvier risque d’aboutir à une incroyable dérive du gouvernement en matière de surveillance des citoyens. La Quadrature du Net appelle les citoyens et les députés à y résister.

Conseil National du Nérique

Renseignement : le Conseil national du numérique s’inquiète d’une extension du champ de la surveillance et invite à renforcer les garanties et les moyens du contrôle démocratique
Le Premier Ministre a présenté en Conseil des ministres un projet de loi relatif au renseignement. Le Conseil national du numérique y relève des avancées : outre le fait que le renseignement disposera d’un cadre général et d’un contrôle accru, la définition de ce cadre fera l’objet d’un vrai débat contradictoire, au Parlement et dans la société. Le Conseil déplore toutefois le projet d’étendre de manière significative le périmètre de la surveillance, sans que cette extension ne s’accompagne de garanties suffisantes en termes de libertés. Il souligne par ailleurs la nécessité de porter une attention particulière au contrôle des techniques de cette surveillance.

NextInpact

Projet de loi sur le renseignement : tous les points noirs dénoncés par la CNIL
Comme le Monde, nous avons pu nous procurer l’avis de la Commission nationale informatique et liberté visant le projet de loi sur le renseignement, pour y revenir profondément. Objectif? Opposer cet avis à l’une des versions du projet de loi désormais à l’air libre (le texte en PDF), en fait avant son analyse par le Conseil d’État.
Après la loi de programmation militaire, celle contre le terrorisme, ce projet de loi sur le renseignement sera présenté demain en Conseil des ministres, avant son dépôt à l’Assemblée nationale, accompagné de l’avis du Conseil d’État. Le vote suivra dans quelques semaines.
Surveillance et boîte noire au menu de la loi sur le renseignement
Jour après jour, le projet de loi sur le renseignement dévoile ses ombres. On a appris ainsi hier que le gouvernement entendait installer des boîtes noires sur les infrastructures réseau des opérateurs télécoms. Mieux, ces mesures pourront être étendues aux acteurs de l’internet. Tour d’horizon grâce aux explications apportées par l’exécutif.
C’est jeudi que le projet de loi sur le renseignement sera déposé à l’Assemblée nationale. Une première voulue par l’actuelle majorité au pouvoir : le texte sera accompagné de l’avis du Conseil d’État. Jusqu’à présent, son analyse juridique n’était réservée qu’au Gouvernement qui pouvait donc l’ignorer superbement. Désormais, l’exécutif aura sur ses épaules un lourd aiguillon qui devrait peser sur les débats, quel que soit le sens d’ailleurs de l’analyse de la haute juridiction.
Comment la France veut décupler les pouvoirs du renseignement
« Il ne s’agit pas d’adopter un Patriot Act à la française » promettait Axelle Lemaire, le 14 janvier dernier. Le projet de loi sur le renseignement sera présenté demain en conseil des ministres. L’objectif? Muscler les moyens d’anticipation de la police administrative en France. Le texte devrait cependant susciter de vives critiques compte tenu de son ampleur.
Ce texte, rédigé dans ses grandes lignes par le député PS Jean-Jacques Urvoas, est maintenant porté par Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur. Il prévoit toute une série de moyens spéciaux que les autorités pourront dorénavant utiliser sans l’intervention préalable du juge. Ces mesures sont très sensibles puisque, comme le souligne Le Figaro, qui en dévoile aujourd’hui les grandes lignes, elles portent atteinte frontalement à la vie privée ou au principe de l’inviolabilité du domicile. Le projet de loi commence d’abord par définir limitativement les cas où ces outils pourront être déployés.

Reflets

#PJLRenseignement : déjà-vu, leçons de l’Histoire et aruspicine
Il y a comme une impression de déjà-vu qui se fait jour avec le projet de loi sur le renseignement que le gouvernement français concocte. Pour une bonne raison : cela s’est déjà produit. Très récemment même.
Censure et surveillance administrative : l’essence de la tyrannie
La tyrannie est toujours multiforme, et l’histoire ancienne ou plus récente est là pour nous le démontrer. Les récentes révélations du Figaro analysées par Reflets, si elles se révèlent exactes, sont un signal excessivement inquiétant de l’état du système politique et social dans lequel nous sommes désormais entrés. Pour bien comprendre ce que signifierait la mise en place des « boites noires » internet placées chez les FAI — que la majorité socialiste aimerait généraliser pour surveiller des présumés terroristes, un retour en arrière dans l’histoire des régimes autoritaires, policiers, système totalitaires ou sociétés dictatoriales est nécessaire. Non pas pour faire un amalgame, mais pour bien établir l’impossibilité quasi historique, pour les responsables politiques français, de mettre en place ces outils. Ni plus, ni moins.
Une boite noire pour nous surveiller tous, mais une boite noire de gauche…
Le rêve de Mouammar Kadhafi, celui de Bachar el-Assad, est en train de se matérialiser en France. Ce que Reflets dénonce depuis des années comme un vrai cauchemar, se met en place. Cerise sur le gâteau, c’est un gouvernement de gauche qui lui donne vie. Historiquement, ce qui différencie la gauche de la droite, c’est une valeur : l’humanisme. Déjà bien déglinguée, la voilà enterrée définitivement. Le Parti socialiste ne se remettra jamais de cette décision. Car en voulant installer des « boites noires » chez les fournisseurs d’accès afin de surveiller la population, comme le raconte le Figaro aujourd’hui, il pose les germes d’un scandale monumental. Comment ce gouvernement expliquera-t-il sa démarche si par exemple, un jour, on découvrait que la société ayant développé le cœur de ces boites noires est mise en examen pour complicité de torture en Syrie ou en Libye?
La boite noire gouvernementale chez les FAI
Le GLINT, une boite noire traqueuse de barbus terroristes idéale pour les FAI, développé par la France pour la Libye de Kadhafi
Ils sont devenus fous. Aujourd’hui le Figaro évoque un projet gouvernemental de « boite noire » chez les fournisseurs d’accès.

Blogs

Projet de loi Renseignement : peut-être du mieux, indéniablement du terrifiant
Le projet de loi Renseignement devrait être présenté aujourd’hui en conseil des ministres. Et ça fait 3 jours qu’il m’empêche de dormir. Voyons pourquoi.
Qu’est-ce que la démocratie? (Ou une analyse préliminaire de la loi Renseignement)
Qu’est-ce que la démocratie?
Je veux dire : qu’est-ce qui définit, en dernier recours, la démocratie?
Est-ce la tenue régulière d’élections? Certainement pas : l’Iran, par exemple, élit son président tous les quatre ans, et pourtant il ne viendrait à l’idée de personne – enfin j’espère – de qualifier le « régime des mollahs » de démocratie.
« National security is more important than individual will » (« Shut up, be happy », Ice-T)
Il est donc acquis que l’esprit du 11 janvier n’aura duré que la seule journée du 11 janvier. A défaut d’être une surprise stupéfiante, la chose a de quoi décevoir, mais vous me direz que nous n’en sommes pas à notre première déception, et vous aurez raison.
La vie a donc repris son cours, et cette normalité revenue a permis de confirmer que les attentats perpétrés par les frères Kouachi et le sieur Coulibaly ne pouvaient pas, sérieusement, être qualifiés de « 11 septembre français ». Ils sont même tout autre chose, et leurs conséquences ne sont ainsi pas tant diplomatiques et militaires que politiques et sociales. Contrairement aux événements du mois de septembre 2001 aux Etats-Unis, ceux du mois de janvier 2015 à Paris ne questionnent pas, en effet, nos choix stratégiques et notre posture diplomatique mais la nature de la communauté nationale, ses valeurs et son fonctionnement. Ils illustrent également, par leur complexité, les difficultés, anciennes, de la lutte contre le jihadisme.
Lettre ouverte à nos gouvernants, passés et présents
À Messieurs Valls, Cazeneuve et Hollande, ainsi qu’à leurs prédécesseurs…
Bonjour, vous n’avez pas honte?
Vos prédécesseurs nous ont servi les lois LOPPSI 1 et 2 ou DADVSI, histoire soi-disant de renforcer la sécurité mais en fait pour contrôler Internet, lieu à les entendre de tous les maux.
Pourquoi la loi « renseignement » va être votée
Vous vous souvenez peut-être de la loi de programmation militaire? Ou bien de la loi terrorisme?
Pour la première, il s’agissait — entres autres — de légaliser les pratiques « alégales » des services de renseignement. On peut dire aussi illégales, mais le terme est moins porteur médiatiquement. Il faut savoir que les services de renseignement n’attendent pas forcément l’évolution de la loi pour exploiter au maximum les avancées technologiques, et qu’il est bien pratique de se passer d’un juge pour cela afin d’être plus rapide.

Presse

Projet de loi sur le renseignement: les réserves du juge antiterroriste Marc Trévidic
Le magistrat craint que des « pouvoirs exorbitants » soient offerts aux services de renseignement français, dans des domaines bien plus larges que la seule lutte antiterroriste. Le tout sans contrôle des juges judiciaires.
Anti-terrorisme : Valls défend le projet de loi renseignement
Un arsenal anti-terroriste pour les services de renseignement. Manuel Valls a présenté ce jeudi, à l’issue du Conseil des ministres, le projet de loi sur le renseignement qu’il défendra à partir du 13 avril devant le Parlement, pour une adoption prévue avant l’été. Au cours d’une conférence de presse à l’Elysée, le chef du gouvernement a détaillé les mesures de renforcement des moyens mis à la disposition des différents services de renseignement français pour lutter notamment contre le terrorisme islamiste, en insistant sur le fait qu’ils seraient étroitement encadrés.
Le Conseil national du numérique critique plusieurs points du projet de loi sur le renseignement
Le Conseil national du numérique (Cnnum), cet organe consultatif sollicité par le gouvernement sur les sujets liés au numérique, a fait part ce jeudi de son « inquiétude » concernant le projet de loi sur le renseignement. Il reconnaît au texte, présenté ce matin au conseil des ministres, plusieurs avancées, dont la création de la Commission de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), une autorité indépendante aux pouvoirs de contrôle importants.
Renseignement : le gouvernement veut donner carte blanche aux espions
Le gouvernement a présenté jeudi matin en conseil des ministres un projet de loi sur le renseignement. Ce texte, qui était très attendu, a pour objectif de donner enfin un cadre légal aux activités de surveillance, en particulier pour les actions antiterroristes de prévention, c’est-à-dire hors du contrôle d’un juge. Mais il soulève de nombreuses interrogations, car il légalise des pratiques aujourd’hui interdites comme la surveillance des réseaux des opérateurs télécoms. Il sera vraisemblablement examiné en procédure d’urgence au Parlement mais, fait rare, les élus auront accès à l’avis du Conseil d’État, ce qui ne manquera pas d’alimenter les débats.
Les experts critiquent le blocage des sites jihadistes
« Inutile », « contre-productif », « complètement dépassé »: les experts en cybersécurité n?avaient pas de mots assez durs mardi contre le blocage par le gouvernement français de cinq sites jihadistes, selon eux un pur effet d’annonce sans le moindre impact sur la propagande terroriste.
Le gouvernement veut installer une «boîte noire» chez les opérateurs télécoms
L’une des mesures les plus discutées du projet de loi renseignement, révélé par Le Figaro, concerne un système de détection automatique de possibles terroristes sur Internet. Matignon en minimise les risques pour les libertés individuelles.
Depuis que Le Figaro a révélé la teneur du projet de loi renseignement, présenté ce jeudi en Conseil des ministres, ce sont assurément parmi les mesures qui retiennent le plus l’attention. Dans son article 3, le texte introduit deux nouveaux dispositifs «d’urgence», dont la France pourra user dans sa lutte contre le terrorisme. Ces mesures permettront de détecter les suspects le plus en amont possible, et de les surveiller ensuite «de manière totale et systématique», confirme une source gouvernementale.
Terrorisme : de nouvelles obligations de surveillance pour les géants du Net
EXCLUSIF - Le projet de loi renseignement prévoit des mesures pour détecter «immédiatement» des comportements suspects sur Internet en France.
Les opérateurs télécoms et les sites Internet vont devoir participer plus activement à la lutte contre le terrorisme en France. Le projet de loi renseignement présenté jeudi, qui étend le champ de l’interception des communications électroniques, réserve plusieurs surprises aux intermédiaires techniques dont Le Figaro dévoile le contenu.
La CNIL critique le projet de loi renseignement
Avant même sa présentation en Conseil des ministres, aujourd’hui, le projet de loi sur le renseignement s’attire déjà de nombreuses critiques. La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) s’inquiète ainsi de « mesures de surveillance beaucoup plus larges et intrusives », d’après les informations du journal Le Monde et des Echos.
« Il ne s’agit plus seulement d’accéder aux données utiles concernant une personne identifiée, mais de permettre de collecter de manière indifférenciée un volume important de données qui peuvent être relatives à des personnes tout à fait étrangères à la mission de renseignement. »
Les critiques de la CNIL contre le projet de loi sur le renseignement
La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) émet de sérieuses réserves sur le projet de loi sur le renseignement, que Manuel Valls doit présenter, jeudi 19 mars, en conseil des ministres. Comme pour tous les textes liés à la question des données personnelles et à la vie privée, la CNIL a été saisie par le gouvernement. Selon un document de travail quasi-définitif que Le Monde a pu consulter, son avis traduit une forte inquiétude face à certaines dispositions clés du projet de loi. Si certains arbitrages sont encore incertains, le texte comporte des « mesures de surveillance beaucoup plus larges et intrusives » que ce qui existe actuellement, observe la CNIL.
Les réserves de la CNIL sur le projet de loi renseignement
Il n’y aura pas de surveillance généralisée du citoyen, assure-t-on à Matignon, alors que le projet de loi renseignement doit être présenté jeudi en Conseil des ministres. Cela n’a pas empêché la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) d’émettre un certain nombre de réserves sur ce texte, dont le calendrier a été accéléré après les attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché casher de la porte de Vincennes. Le projet de loi va permettre « une surveillance beaucoup plus large et intrusive », estime un pré-rapport dont « Les Echos » ont pu prendre connaissance. Si les objectifs du gouvernement paraissent « justifiés », « les atteintes portées au respect de la vie privée doivent être limitées au strict nécessaire », écrit la CNIL.
Loi renseignement : un projet qui divise
VIDÉO - Le projet est très critiqué par les défenseurs des libertés en ligne, qui dénoncent une «dérive dangereuse». L’UMP, de son côté, se félicite de mesures «adaptées à la menace».
Une dérive «incroyable», «désastreuse», «dangereuse» et «sans précédents». La Quadrature du Net, principale association française de défense de libertés en ligne, ne mâche pas ses mots pour critiquer le projet de loi sur le renseignement, dont le Figaro dévoilait les principales mesures mardi. «La voie prise par le gouvernement de Manuel Valls instaure une ère nouvelle de suspicion généralisée, marquant un recul historique de la séparation des pouvoirs et des droits fondamentaux», a estimé l’organisation dans un communiqué. «Alors que la loi sur le renseignement était annoncée comme une grande loi permettant de protéger les droits fondamentaux, l’instrumentalisation sécuritaire des événements meurtriers de janvier risque d’aboutir à une incroyable dérive du gouvernement en matière de surveillance des citoyens.»
La mise sous surveillance du Net suscite des remous
Le projet de loi sur le renseignement accroît sensiblement les obligations des opérateurs télécoms et des géants du Net.
Les attentats de janvier ont marqué un tournant en matière de surveillance du Net. Le projet de loi sur le renseignement, qui sera présenté en Conseil des ministres demain, renforce de manière inédite les pouvoirs des forces de l’ordre et les obligations des opérateurs télécoms et des géants du Net. Principaux acteurs visés : Google, Facebook, Twitter et Microsoft, qui possède la messagerie Skype.
Ecoutes, balises, micros : ce que la nouvelle loi sur le renseignement va autoriser
INFO LE FIGARO - Le très attendu projet de loi sur le renseignement, dont Le Figaro dévoile le contenu, sera présenté jeudi en Conseil des ministres. Il détaille comment les services de police vont pouvoir infiltrer et surveiller les terroristes, via des écoutes téléphoniques, la pose de balises sur des véhicules ou de micros et des caméras espions.
Innovation majeure du projet de loi, qui sera présenté jeudi prochain en Conseil des ministres, les services de renseignements vont pouvoir infiltrer et surveiller les terroristes potentiels grâce à des autorisations administratives, sans passer par la case judiciaire. Moyennant une stricte règle de proportionnalité entre l’autorisation d’emploi de techniques spéciales du recueil de l’information et la défense des libertés individuelles, ils vont désormais bénéficier de toute la palette des outils mis à leur disposition. Dans son titre V, le projet de loi «définit les techniques spécialisées de recueil du renseignement» que les agents pourraient mettre en œuvre après autorisations. Outre les «accès administratifs aux données de connexions», notamment les fadettes où apparaissent les contacts téléphoniques et les échanges du nombre de SMS, ils pourront effectuer en toute légalité des «interceptions de sécurité» portant sur les contenus électroniques des mails et des conversations téléphoniques, dès lors qu’ils seront un lien direct avec l’enquête. «Les propos liés à la vie privée et n’intéressant pas la sûreté de l’État ne seront pas archivés», précise une source informée. Par ailleurs, le projet de loi prévoit aussi le «recours à des appareils enregistrant les paroles et les images de personnes ou à des logiciels captant les données informatiques». Ce qui permettra aux agents de renseignement de poser des micros et des caméras espions.

Mise à jour le 19-03-2015 à 21h

La détection par algorithmes des menaces terroristes dans la Loi Renseignement
Le projet de loi sur le renseignement présenté jeudi par le Gouvernement comprend un article 2 qui donne au Premier ministre le pouvoir d’exiger des FAI et des hébergeurs qu’ils installent un dispositif de détection automatisée des internautes susceptibles de présenter une « menace terroriste ».
Projet de loi renseignement : la Cnil note des progrès, mais le risque de surveillance massive demeure
Après la fuite de certains extraits dans un article du Monde intitulé « Les critiques de la CNIL contre le projet de loi sur le renseignement » (dont nous vous détaillions les conséquences ici), la Commission nationale de l’informatique et des libertés a publié l’intégralité du texte ce 19 mars sur son site.
Renseignement : qui appliquera la surveillance automatisée des communications?
C’est l’une des mesures les plus novatrices – et les plus critiquées – du projet de loi sur le renseignement, rendu public jeudi 19 mars : la mise en place d’un dispositif de détection de « comportements » significatifs des méthodes de communication des terroristes. Une mesure destine à déjouer un projet d’attentat sur le sol français avant qu’il n’ait lieu.